Reconnaissance
du support
Les 2 cas de figures les plus courants sont :
- Isolation thermique du plancher bas donnant sur une cave, un local non chauffé, un vide sanitaire sans plafond suspendu.
- Amélioration de l’affaiblissement acoustique d’un plancher bois entre logements avec ou sans plafond suspendu.

Dans le cas d’un projet de rénovation, il convient de définir la méthodologie d’accès au plancher, c’est-a-dire, soit par le dessous soit par le dessus selon les travaux prévus.
Cas du
plancher bas
En neuf en construction à ossature bois ou en rénovation de plancher bas existant sans plafond sous les solives. Le plancher bas doit être réalise conformément aux DTU 31-2 et 51-3.

S’il s’agit d’un plancher sur vide sanitaire, celui-ci doit être correctement ventilé.
- Le bâtiment doit être hors d’eau.
- La face inférieure des solives doit être à 30 cm minimum du sol.
- Un dispositif de maintien de l’isolant doit être mis en place sous les solives (réseau de tasseaux de classe 2, résille métallique,…). Ce dispositif doit être perméable à l’air.

La pose d’un panneau bois continu en sous face du solivage est donc déconseillée.
Les panneaux rigides ROCKWOOL encastrés entre les solives avec une surcote de 3 à 4mm tiennent sans dispositif de maintien.
L’emploi de laine en vrac n’est pas adapté pour l’isolation du plancher bas sur vide sanitaire.
L’isolation  et le pare-vapeur éventuel doivent être mis en place avant la pose du plancher intérieur.
Étape 1 : Pose de l’isolant
Les panneaux rigides nus doivent être sélectionnés selon l’espace disponible entre les solives bois et selon la performance thermique recherchée. Les panneaux revêtus d’un pare-vapeur kraft ne sont pas nécessaires car le pare-vapeur à mettre en place doit être continu et pose avec un recouvrement des lés.
Les panneaux rigides doivent être posés en une ou plusieurs couches encastrées entre les solives à fleurs de la face supérieure de celles-ci.

Étape 2 : Pose du film pare-vapeur
Le pare-vapeur est obligatoire de manière générale et doit être placé de façon continue :
- soit sur les solives et l’isolant avant la pose du plancher porteur, si celui-ci est le support direct du revêtement de sol;
- soit sur le plancher porteur, si celui-ci est destiné à recevoir un plancher flottant.
Le pare-vapeur doit avoir une perméance 1 mg/m2.h.mm Hg. Il doit être sans discontinuité et relevé en périphérie.

NOTA
Dans le cas où un pare-vapeur est prévu, et si le revêtement de sol
est étanche, le maitre d'ouvrage peut prévoir un film polyéthylène qui sera étendu sur le sol du du vide sanitaire et lesté par un matériau imputrescible (sable, gravier, ...).

Étape 3 : Pose du plancher bois
Le plancher quel que soit sa nature doit être posé conformément aux préconisations des DTU 31.2 et 51-3.
Cas du plancher intermédiaire En neuf en construction à ossature bois ou en rénovation de plancher existant avec plafond sous les solives.Les isolants ROCKWOOL en vrac, en rouleaux ou en panneaux doivent être exclusivement utilisés pour une isolation entre lambourdes ou solivage ou sur le plafond suspendu.
Le rôle essentiel de l’isolant est ici d’améliorer l’acoustique entre locaux en réduisant les résonances dues à l’effet caisson. Les performances thermiques et feu intrinsèques aux produits en laine de roche améliorent le comportement des planchers bois.

La pose d’isolant rigide sur les solives est interdite quel que soit l’épaisseur des panneaux.  Les isolants ROCKWOOL ne peuvent être considérés comme :- Des sous-couches de désolidarisation ou sous-couches acoustiques au sens des DTU 51-1 et 51-3 et 51-11.- Des ouvrages d’interposition au sens du DTU 51-2. 

Dans le cas des chantiers de rénovation de planchers existants avec plafond sous le solivage, l’une ou l’autre des parois doit obligatoirement être démontée au choix du maitre d’ouvrage ou de l’entrepreneur quel que soit la technique utilisée et l’isolant mis en oeuvre. Le soufflage entre plancher et plafond n’est pas visé par les avis techniques des laines de roche en vrac.
Cas du démontage du plancher Etape 1
Démonter toute la surface du plancher (lames de parquets ou panneaux bois) de façon à pouvoir vérifier la résistance du plafond ainsi que les éventuels équipements intégrés dans le plénum (tuyauterie, gaines électriques,…).
Etape 2
Poser l’isolant en vrac, rouleaux ou panneaux directement sur le plafond en une ou plusieurs couches.
La pose d’isolant en vrac en épandage manuel LE FLOCON doit être fonction de la résistance du plafond.
En cas de doute, préférer les autres solutions plus légères (soufflage, panneaux ou rouleaux).
Etape 3
Reposer le plancher sur les solives en interposant de préférence un joint désolidarisant sur les solives afin de réduire les transmissions des bruits d’impacts et limiter les grincements.
Le type de plancher doit être compatible avec l’entraxe des solives et la charge d’exploitation.
Cas du démontage du plafond Etape 1
Démonter toute la surface du plafond (lattis plâtre, lambris,…) pour avoir un accès complet à la sous face du plancher bois.
Etape 2
Dans le cas de pose d’un futur plafond suspendu, fixer les suspentes conformément aux prescriptions du fabricant.
Etape 3
Découper les panneaux d’isolant rigides à la largeur entre solives et encastrer les panneaux en une ou plusieurs couches entre les solives indifféremment au contact du plancher supérieur ou à fleurs de la face inférieure des solives au choix du maitre d’ouvrage ou de l’entrepreneur. La pose à mi-hauteur du solivage permet à la fois de libérer de l’espace sur l’ossature de plafond pour le passage des gaines électriques et créer également une lame d’air sous le plancher.
Etape 4
Dans le cas de pose d’un futur plafond suspendu, clipser les fourrures sur les suspentes conformément aux prescriptions du fabricant.
Dans le cas de pose d’un futur plafond en lambris entre les solives, repérer le niveau et fixer les tasseaux sur les solives.
En cas de faux plafond suspendu ou de plafond tendu, un dispositif de maintien de l’isolant doit être mis en oeuvre sous les solives par précaution
Etape 5 (facultative)
Poser une isolation complémentaire sur les fourrures dans l’espace disponible entre la face inférieure des solives et les fourrures.
Etape 6
Poser le parement de plafond (plaque de plâtre, lambris bois ou PVC,…) soit sur les fourrures, soit entre les solives, soit sous les solives selon les prescriptions de chaque fabricant.
Annexe : cas de pose d’un plancher de doublage sur lambourdes       L’isolation d’un plancher (bois ou maçonné) peut être complétée par la pose d’un plancher flottant.
Plusieurs techniques sont visées dans les DTU planchers, seule la technique de planchers bois sur lambourdes vise l’emploi d’isolant en laine minérale. Toutes les autres techniques supposent l’emploi d’isolants classes SC1.
Etape 1 : Pose des lambourdes
Clouer, visser ou coller les lambourdes sur le support continu ou discontinu de façon alignée en respectant un entraxe maximum de 45cm.
Pour les poses clouées ou vissées, une sous-couche fine de désolidarisation peut être placée sous les lambourdes pour éviter les grincements et améliorer la performance aux bruits de chocs.
Des lambourdes supplémentaires doivent être posées en périphérie du local à isoler pour que le plancher flottant ne soit pas soumis à des efforts de porte-à-faux.
Les sections des lambourdes doivent être dimensionnées selon le type de support continu (plancher bois ou béton) ou discontinu (solivage). Cet entraxe doit être choisi non seulement en fonction des charges d’exploitation, mais aussi en fonction du format utile des panneaux, des planches et des lames posés sur le réseau de lambourdes.

Cas particulier de pose des lambourdes sur un support discontinu (solivage) :
L’entraxe des solives détermine la hauteur minimum des lambourdes et le choix de l’isolant.
Etape 2 : Pose de l’isolant
Placer les panneaux d’isolant semi-rigides ou rigides entre les lambourdes sur une épaisseur inférieure ou égale à la hauteur des lambourdes.
Pour respecter l’écartement maximal d’axe en axe entre lambourdes de 45cm conformément au DTU 51-3, les panneaux d’isolant doivent être découpés à la dimension mesurée entre les lambourdes.
Exemples :
Pour des lambourdes de 100mm de large et 32mm de hauteur posées à entraxe 43cm directement sur les solives, l’espace entre lambourdes est de 33cm.
Pour limiter les chutes, les panneaux 1350mm x 600mm peuvent être découpés en 4 morceaux de 337mm x 600mm.
Pour des lambourdes de 63mm de large et de 32mm de hauteur posées à entraxe 45cm sur un plancher continu, l’espace entre lambourdes est de 38,7cm.
Pour limiter les chutes, les panneaux 1200mm x 600mm peuvent être découpés en 3 morceaux de 387mm x 600mm.
Etape 3 : Fin de chantier
Les chutes d’isolants nus ou revêtus et les emballages devront être rapportés chez un distributeur assurant la collecte des déchets non dangereux inertes (pour l’isolant) et non dangereux non inertes (pour les emballages), en déchèterie ou sur les plateformes de tris des déchets issus du bâtiment.