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La performance en acoustique et conseils pour un traitement acoustique de qualité

Chercher la performance acoustique signifie chercher à atteindre les indices d’affaiblissement R et d’efficacité aux bruits de choc ΔL les plus grands possibles.

Pour y parvenir, une alternative s’offre au concepteur : soit l’utilisation de la loi de masse, soit l’utilisation de systèmes de parois doubles, basés sur le principe masse/ressort/masse. Cette seconde proposition permet de concilier les exigences acoustiques et thermiques de la construction.

La loi de masse

Par un nombre important de mesures, on a établi une loi de masse expérimentale donnant l’indice d’affaiblissement acoustique d’une paroi simple (paroi réalisée avec un seul matériau homogène) en fonction de la masse surfacique de cette paroi. Cette disposition est efficace, mais elle a l’inconvénient majeur d’alourdir considérablement les constructions et leurs structures. Par contre, les parois doubles, à épaisseur égale, permettent d’obtenir des indices d’affaiblissement supérieur à ceux obtenus par la loi de masse et ceci, dans des rapports de poids de l’ordre de 1 à 20.

Les parois doubles

Ce type de parois implique une discontinuité mécanique entre les différents éléments qui les constituent et s’oppose plus efficacement qu’une paroi homogène à la transmission des vibrations générant le bruit. C’est un système masse/ressort/masse où l’air est le ressort et l’isolant, l’amortisseur. L’isolant en tant qu’amortisseur sert à freiner les mouvements de particules d’air et à consommer de l’énergie par dissipation. L’élasticité dynamique (ou son inverse : la raideur dynamique Rd) intervient quand l’isolant est lui-même le ressort et contribue au découplage entre parements, c’est-à dire qu’il participe à la bonne ténue mécanique des éléments de construction (exemple : complexe de doublage, support d’étanchéité, systèmes d’isolation extérieure sous enduit, dalles flottantes…). La laine minérale n’a plus uniquement une fonction de remplissage. Son rôle est aussi mécanique. La raideur dynamique ne doit être ni trop élevée, ni trop basse. Trop basse, le produit n’offre plus de résistance à la compression ; trop élevée, on dégrade le résultat acoustique en transmettant les vibrations par une structure trop rigide. De ces complexes acoustiques, il faut donc éliminer :

  • Les mousses synthétiques - trop raides.
  • Les laines minérales de trop faible densité, pas assez résistantes mécaniquement.

Conseils pour un traitement acoustique de qualité

Prendre en compte l’acoustique dès l’origine du projet permet d’optimiser la performance et le coût global des opérations. L’architecte est le premier “acousticien” du projet.

  • Concevoir l’acoustique sans oublier la réglementation thermique et la sécurité incendie permet d’éviter les surcoûts.
  • Vérifier la compatibilité acoustique entre les différents lots (aération, menuiserie, isolation...) et les différentes parois (façades, refends...)
  • Tenir compte de l’influence des parois rayonnantes sur les transmissions latérales.
  • Prévoir l’isolation des gaines techniques pour ne pas détériorer l’isolement entre locaux.
  • Pour les ascenseurs, prévoir une désolidarisation des machineries de l’ouvrage et isoler la cage d’ascenseur.
  • Bien désolidariser les ouvrages tels que les dalles flottantes, les systèmes masse-ressort de la structure porteuse (plans de détail d’exécution).
  • Penser qu’un ouvrage est construit pour longtemps, donc préférer des solutions durables et des montages efficaces.
  • Les résultats des procès-verbaux des fabricants ne sont valables que si l’on emploie les mêmes composants et le même montage sur le chantier.