La perception humaine du bruit

Sensibilité de l'oreille humaine

Quand le niveau sonore atteint 90dB, comme dans une discothèque, la gêne engendrée devient plus persistante.

Tous les sons ne sont pourtant pas perçus de la même manière. Certains sons, moins élevés, provoquent autant de désagrements, en raison de leur durée ou de leur apparition inopportune la nuit, par exemple. Le ressenti peut varier d’une personne a l’autre. Il est donc difficile d’évaluer la gêne.

Fréquence et pression acoustique

Un son peut être décomposé en fréquences exprimées en hertz (Hz) : elles correspondent au nombre de vibrations de l’air par seconde. La sensibilité de l’oreille varie d’une personne à l’autre, en fonction de la fréquence d’un son. L’oreille humaine se révèle moins sensible aux fréquences basses qu’aux fréquences moyennes et aigües, c’est--dire celles de la parole et des sons familiers de la vie quotidienne (situées entre 250 et 4000Hz). A niveau sonore équivalent, un son très grave ou très aigü paraitra moins fort qu’un son médium. Pour traduire l’intensité sonore, on mesure un niveau de pression acoustique exprimé en decibel (dB). Ainsi, un son de 60dB à 63Hz sera ressenti comme moins intense qu’un son de 60dB à 1000Hz.

Le seuil d’audibilité et le seuil de douleur

Les premiers symptômes de la perte de l'audition se traduisent par des difficultés de perception des sons aigüs, puis par une compréhension difficile de la parole en milieu bruyant, et enfin en toutes circonstances. Cette difficulté provient de l’élévation graduelle du seuil d’audibilite, qui s'accompagne d’un abaissement du seuil de douleur : il existe donc un stade à partir duquel il devient quasiment impossible d’appareiller un patient, car l’amplification du signal recu se traduit par le dépassement de ce seuil de douleur.