Améliorer la performance énergétique du parc existant

Les pouvoirs publics se sont engagés à améliorer la performance énergétique du parc existant. La maîtrise des consommations d'énergie, la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont les objectifs visés par la France ... comme par l'ensemble de la communauté internationale pour préserver les ressources énergétiques et limiter le réchauffement climatique.

...  comme par l'ensemble de la communauté internationale pour préserver les ressources énergétiques et limiter le réchauffement climatique.

Pourquoi isoler les constructions existantes ?

  • Améliorer le confort
  • Réduire les consommations d’énergie
  • Diminuer les émissions de gaz à effet de serre (dont le gaz carbonique)

Auparavant seule la construction neuve résidentielle et non résidentielle faisait l’objet de réglementation thermique.

Pourquoi une Réglementation Thermique dans l’existant ?

  • Protocole de KYOTO : la France s’est engagée à ramener le niveau de ses émissions de CO2 en 2010 à celui de 1990. Il s’agit d’inverser la tendance.
  • Transposition de la Directive Europeenne en droit français.
  • Maitriser l’offre et la dépendance énergétique.
  • Satisfaire la demande énergétique.

Le secteur du bâtiment constitue une des premières sources de dégagement de CO2 et de consommation d’énergie.

A qui s'adresse la Réglementation Thermique dans l’existant ?

Dans le cadre de travaux de rénovation intégrant l'isolation thermique, les solutions d'isolation sélectionnées doivent permettre à la paroi (combles, murs, sols) d'avoir une résistance thermique (R) totale supérieure ou égale aux valeurs de la Réglementation Thermique mentionnées dans le tableau ci-dessous. Ces valeurs sont établies selon 3 zones climatiques définies (H1 - H2 - H3) considérant les températures et l'ensoleillement du secteur. La RT dans l'existant concerne toutes les rénovations inférieures à 1000m² (sauf cas spécifique). Elle impose notamment des performances thermiques minimales lors de remplacements de composants dans l'enveloppe du bâtiments. Elle s'applique à tous les batiments existants, sauf les cas spécifiques des constructions :

  • Les constructions n'utilisant pas d'énergie pour réguler la température.
  • Les constructions provisoires (moins de 2 ans).
  • Les constructions de surface inférieure à 50m².
  • Les constructions agricoles, industrielles ...
  • Les constructions à usage de culte.
  • Les constructions classées monuments historiques.

La RT dans l'existant s'applique de façon obligatoire aux parois de plus de 0,5m²

  • Murs de briques industrielles, de blocs béton, de béton banché et de bardage métallique.
  • Planchers bas en terre-cuite ou béton.
  • Tous types de toitures.

Depuis quand s'applique la Réglementation Thermique dans l’existant ?

La date d'application est le 1er novembre 2007.

A compter du 1er Juillet 2007 - Dans les locaux dans lesquels est installée une climatisation, et, sauf cas particuliers en raison de contraintes d’usage (hôpitaux, maisons de retraite, locaux informatiques,...), celle-ci ne devra être mise en marche ou maintenue en fonctionnement que lorsque la température intérieure des locaux dépassera 26°C. Cette mesure pédagogique vise à mieux maîtriser les consommations d’énergie électrique en période de chaleur. 

A compter du 1er Novembre 2007 - Lorsque des équipements, installations, ouvrages tels que les chaudières, les fenêtres, les isolations, les radiateurs, les ballons de production d’eau chaude, les climatiseurs, etc. seront installés ou remplacés, ils devront respecter des exigences de performance, qui seront fixés par un arrêté à paraître dans quelques semaines. Des exceptions ou des adaptations sont prévues pour certains bâtiments, notamment lorsqu’ils sont protégés au titre du patrimoine ou qu’ils présentent des caractéristiques sensibles aux modifications de leur enveloppe. Cette réglementation va inciter les filières industrielles à rendre plus performantes leurs gammes de produits et les entreprises du bâtiment à développer leur rôle de conseillers et de «prescripteurs» auprès de leurs clients, et donner aux propriétaires des bâtiments un premier signe des pratiques à suivre en cas de réhabilitation de leur patrimoine bâti. Bien évidemment, ces derniers pourront installer ou remplacer des équipements dont les performances sont supérieures à celles exigées par la réglementation, et pourront ainsi bénéficier des aides financières incitatives: crédit d’impôt, certificats d’économies d’énergie, etc. Ces deux dispositions vont au delà des prescriptions de la directive européenne 2002/91 sur la performance énergétiques de bâtiments de décembre 2002, la France souhaitant se positionner parmi les pays européens les plus mobilisés pour la lutte contre l’effet de serre. Les quatre mesures suivantes transposent cette directive ; elles nécessitent des études techniques et économiques en cours. Des champs d’application sont définis dans chaque cas, en compatibilité avec les prescriptions de la directive. Des arrêtés préciseront les dispositions du décret. 

A compter du 2 janvier 2008 - Une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d’approvisionnement en énergie, dont celles faisant appel aux énergies renouvelables, devra être réalisée avant le dépôt de la demande de permis de construire des constructions de plus de 1000m2. Un diagnostic de performance énergétique devra être affiché de manière visible pour le public dans les bâtiments d’une surface supérieure à 1000m² occupés par les services d’une collectivité publique ou d’un établissement public et accueillant un établissement recevant du public pouvant recevoir plus de 200 personnes (1ère à 4ème catégorie des ERP). Un arrêté sera mis au point notamment avec les représentants des collectivités territoriales.

A compter du 1er Avril 2008  - Une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d’approvisionnement en énergie, dont celles faisant appel aux énergies renouvelables, devra être réalisée avant le dépôt de la demande de permis de construire (ou avant le début des travaux s’il n’y a pas de permis) des rénovations importantes des bâtiments de plus de 1000m2. Lorsque le coût total prévisionnel de travaux de rénovation portant soit sur l’enveloppe d’un bâtiment d’une surface supérieure à 1000m² et ses installations de chauffage, de production d’eau chaude, de refroidissement, de ventilation et d’éclairage, soit sur sa seule enveloppe, est supérieur à 25% de la valeur du bâtiment (hors foncier), le maître d’ouvrage doit améliorer sa performance énergétique. Les études, complexes, sont en cours pour aboutir à un arrêté à paraître début 2008. Il est rappelé qu’un diagnostic de performance énergétique devra être fourni lors des locations de logements (plus de 2,1 millions de contrats par an) et de locaux tertiaires et à l’achèvement des constructions (...).

* Extrait du Dossier de Presse du Ministère du Logement